Fondamentaux IFRS & États financiers - Semaine 1 (7 jours)
Pourquoi la comptabilité existe et comment elle s'organise
"La comptabilité est le langage des affaires. Si vous ne comprenez pas ce langage, vous ne comprenez rien au monde des entreprises."
- Warren Buffett, investisseur légendaire
Aujourd'hui, vous apprenez un nouveau langage. Comme toute langue, les premières minutes sont les plus importantes : c'est la ou se construit votre intuition. Luca Pacioli, moine franciscain italien, a formalisé ce système en 1494. Plus de 500 ans plus tard, c'est TOUJOURS la base de toute la finance mondiale.
La comptabilité est un langage qui traduit les opérations financières d'une entreprise. Elle existe pour deux raisons principales: permettre aux dirigeants de prendre des décisions et informer les tiers (banques, actionnaires, état) sur la situation financière de l'entreprise.
Deux branches:
Les trois états financiers:
L'équation fondamentale:
Cette équation est le coeur de tout. Elle est TOUJOURS équilibree (c'est pourquoi on parle de "partie double").
Les utilisateurs de la comptabilité:
Les normes comptables:
En France, il existe deux systèmes majeurs:
A Dauphine L3, l'IFRS est le référentiel principal car c'est le standard international que tout cadre financier doit maîtriser.
La comptabilité est le fondement de TOUT ce que vous allez apprendre en finance. Sans maîtriser les bases, vous ne pouvez pas analyser les actions, évaluer les entreprises, ou comprendre les ratios. C'est une langue qu'il FAUT parler couramment.
La photographie financière de l'entreprise - apprendre à lire ce que possède et ce que doit une société
"Le bilan est la photographie de l'entreprise à instant T. Apprenez à le lire et vous saurez tout sur la santé d'une société."
- Pierre Vernimmen, auteur de "Finance d'entreprise"
Le Vernimmen est LE livre que vous aurez entre les mains à Dauphine. Il commence par le bilan. Aujourd'hui, vous apprenez à lire cette "photo" : ce que l'entreprise possède (Actif), ce qu'elle doit (Passif), et ce qui appartient aux actionnaires (Capitaux Propres). Quand un analyste chez Goldman Sachs ouvre un rapport annuel, c'est la première chose qu'il regarde. Luca Pacioli a formalisé ce système en 1494 avec la partie double - et 530 ans plus tard, c'est TOUJOURS la base de toute la finance mondiale.
Le bilan est une photographie à date donnée. Il répond à questions fondamentales : "Qu'est-ce que l'entreprise possède ?" et "Comment est-ce finance ?". C'est le document comptable le plus ancien et le plus universel. Toute décision financière - investissement, prêt, acquisition - commence par la lecture d'un bilan.
L'équation fondamentale (rappel du Jour 1) :
Pourquoi cette équation est TOUJOURS équilibrée ? Parce que chaque ressource (d'où vient l'argent = passif + CP) à utilisation (où va l'argent = actif). C'est le principe de la partie double : chaque opération touche au moins deux lignes du bilan.
Structure détaillée du Bilan :
ACTIF : ce que l'entreprise possède
L'actif se divise en deux grandes catégories selon la durée de détention :
Règle de classement : les actifs sont classes par ordre de liquidité CROISSANTE (les moins liquides en haut, le cash en bas). C'est l'inverse en norme anglo-saxonne (US GAAP), ou le cash est en premier.
PASSIF : comment c'est finance
Point essentiel - Pourquoi le capital est au PASSIF ?
C'est la question que TOUS les étudiants posent. Réponse : le capital est une DETTE de l'entreprise envers ses actionnaires. L'entreprise est une personne morale distincte de ses propriétaires. Elle "doit" le capital à ceux qui l'ont apporté. Si l'entreprise est liquidée, les actionnaires récupèrent leurs capitaux propres (après paiement des dettes).
Les trois grands équilibres du bilan :
Les ratios clés du bilan :
Exemple concret - Lire le bilan simplifie de LVMH (2024) :
LVMH a énormément de goodwill et de marques (immobilisations incorporelles) car c'est un groupe de luxe. Les stocks sont très élevés car le luxe nécessite des inventaires importants. C'est un profil très différent d'une entreprise technologique comme Dassault Systèmes, qui a peu de stocks mais beaucoup de logiciels en immobilisations incorporelles.
Attention aux pièges classiques :
Allez sur société.com ou pappers.fr et cherchez le bilan d'une entreprise que vous connaissez (LVMH, TotalEnergies, Carrefour). Identifiez : le total de l'actif, la part des immobilisations, les capitaux propres, les dettes. Calculez le ratio d'endettement et le FR. Comparez avec une deuxième entreprise d'un secteur différent.
Le bilan est le point de départ de TOUTE l'analyse financière que vous ferez à Dauphine. Au S1, le cours de mise à niveau en comptabilité vous demandera de savoir lire, construire et analyser un bilan. Au S2, l'économétrie et l'économie du développement utiliseront des données financières d'entreprises et de pays - le bilan en est la source primaire. Vous DEVEZ pouvoir le lire les yeux fermés avant la rentrée.
Le film de la rentabilité et de la profitabilité de l'entreprise sur une période
"Revenue is vanity, profit is sanity, cash is reality."
- Proverbe de Wall Street
Si le bilan est une photo, le compte de résultat est un film. Il raconte l'histoire de la performance sur une période. C'est là que vous verrez si LVMH fait 20 milliards de bénéfice ou si une startup brûle du cash. Pierre Vernimmen écrit dans Finance d'entreprise : "Le compte de résultat retrace l'activité de l'entreprise au cours de l'exercice. Il permet de mesurer l'enrichissement théorique de l'entreprise." Théorique, car profit ne signifie pas cash - vous comprendrez pourquoi au Jour 5. À Dauphine en L3 Économie internationale, la maîtrise du P&L est indispensable pour l'analyse financière, l'évaluation d'entreprise et la compréhension des marchés.
Texte fondateur - Bernard Colasse
"Le résultat comptable est une construction conventionnelle. Il dépend des méthodes d'évaluation, des choix de provisionnement et des règles d'amortissement. Deux entreprises identiques en termes de flux de trésorerie peuvent afficher des résultats nets très différents."
- Bernard Colasse, Introduction à la comptabilité, professeur émérite à Dauphine
Cette citation est fondamentale : elle explique pourquoi les analystes financiers ne s'arrêtent jamais au résultat net seul. Ils décomposent les SIG (Soldes Intermédiaires de Gestion) pour comprendre d'où vient réellement la performance.
Le compte de résultat (ou P&L - Profit & Loss en anglais) est le film de la profitabilité sur une PÉRIODE (mois, trimestre, année). Il répond à la question fondamentale : "Avons-nous fait un bénéfice ou une perte ? De combien ?"
Équation fondamentale :
ATTENTION : Produits ≠ Cash reçu. Charges ≠ Cash payé. C'est le principe de la comptabilité d'engagement (accrual accounting). On enregistre quand le droit naît ou l'obligation se crée, pas quand l'argent circule.
Le Vernimmen insiste : "Il ne faut jamais se contenter du résultat net. Les SIG permettent de comprendre où se crée - et où se détruit - la valeur." Voici la cascade complète, telle qu'elle est enseignée à Dauphine :
Exemple concret - LVMH (2024, en milliards d'euros)
Chiffre d'affaires : 84,7 Mds
Coût des ventes : -29,5 Mds → Marge brute : 55,2 Mds (65,2%)
Charges opérationnelles : -32,8 Mds → Résultat opérationnel : 22,4 Mds (26,4%)
Résultat financier : -1,1 Md
Impôts : -5,8 Mds → Résultat net : 15,2 Mds (17,9%)
Une marge brute de 65% est exceptionnelle - c'est la puissance du luxe. En comparaison, Carrefour a une marge brute d'environ 22%. Cette différence structurelle est au coeur de l'analyse sectorielle que vous étudierez à Dauphine.
1. La Valeur Ajoutée (VA)
C'est la richesse créée par l'entreprise. Elle mesure ce que l'entreprise ajoute aux consommations intermédiaires (matières premières, services achetés). La VA se répartit entre : les salariés (salaires), l'État (impôts), les créanciers (intérêts), les actionnaires (dividendes) et l'entreprise elle-même (autofinancement). C'est un indicateur fondamental en macroéconomie : le PIB est la somme des valeurs ajoutées.
2. L'EBE / EBITDA
L'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) - ou EBITDA en anglais (Earnings Before Interest, Taxes, Dépréciation & Amortization) - est LE solde que les analystes regardent en premier. Pourquoi ? Parce qu'il mesure la performance opérationnelle pure, sans les "bruits" liés aux choix de financement (intérêts), aux règles fiscales (impôts) ou aux politiques d'amortissement. C'est l'indicateur qui permet de comparer deux entreprises de taille et de structure différentes.
3. Amortissement vs Dépréciation
L'amortissement est la répartition du coût d'un actif corporel (machine, bâtiment, véhicule) sur sa durée de vie utile. C'est une charge au compte de résultat, mais ce n'est PAS une sortie de cash - le cash est sorti quand on a acheté l'actif. La dépréciation est une perte de valeur constatée sur un actif (corporel ou incorporel) quand sa valeur de marché tombe en dessous de sa valeur comptable.
4. Comptabilité d'engagement vs comptabilité de caisse
C'est le concept le plus fondamental du Jour 3. En comptabilité d'engagement (norme IFRS et PCG), on enregistre les produits quand le droit naît (livraison, prestation réalisée), pas quand le client paie. Et les charges quand l'obligation se crée, pas quand on paie le fournisseur.
Texte fondateur - Pierre Vernimmen
"L'EBE est le meilleur indicateur de la performance économique de l'entreprise. Il mesure la capacité de l'entreprise à générer des ressources de trésorerie à partir de son exploitation, indépendamment de sa politique de financement, de sa politique d'investissement et des contraintes fiscales."
- Pierre Vernimmen, Finance d'entreprise, chapitre sur l'analyse du compte de résultat
C'est la source d'erreur la plus fréquente chez les étudiants - et même chez certains dirigeants. Une entreprise peut être rentable et en faillite en même temps. Comment ? Parce que le résultat net est une construction comptable, pas un flux de trésorerie.
Texte fondateur - Jacques Richard
"La distinction entre le résultat comptable et le flux de trésorerie est l'un des fondements de l'analyse financière moderne. L'étudiant qui confond les deux ne pourra jamais devenir un bon analyste."
- Jacques Richard, Comptabilité financière en IFRS
Marge brute
(CA - Coût des ventes) / CA × 100
Mesure l'efficacité de la production. LVMH : ~65% / Carrefour : ~22% / Apple : ~46%
Marge d'EBITDA
EBITDA / CA × 100
Performance opérationnelle pure. Luxe : 25-35% / Distribution : 3-5% / Tech : 30-50%
Marge opérationnelle
Résultat d'exploitation / CA × 100
Inclut amortissements. Montre la rentabilité après les investissements récurrents.
Marge nette
Résultat net / CA × 100
Ce qui reste pour les actionnaires. Attention : influencée par la structure financière et fiscale.
Ces graphiques sont interactifs : survolez les barres pour voir les détails, cliquez sur les légendes pour masquer/afficher des séries.
Quatre types d'exercices pour ancrer les concepts dans votre mémoire. Chaque exercice mobilise un mode d'apprentissage différent : manipulation, simulation, analyse sous pression et réflexes.
Glissez-déposez les éléments dans le bon ordre pour reconstruire la cascade du compte de résultat. Du chiffre d'affaires au résultat net.
Déposez les éléments ici dans l'ordre correct (de haut en bas)
Bougez les curseurs et observez en temps réel l'impact sur les marges et le résultat. Comprenez le levier opérationnel de manière intuitive.
Analysez ce P&L réel en moins de 5 minutes. Questions progressives. Score final affiché. Simule un exercice d'examen à Dauphine.
P&L simplifié - Société "TechVision SA" (exercice 2024, en K€)
| Chiffre d'affaires | 8 500 |
| Coût des ventes | -3 400 |
| Marge brute | 5 100 |
| Charges de personnel | -2 800 |
| Autres charges d'exploitation | -900 |
| Dotations aux amortissements | -350 |
| Résultat d'exploitation | 1 050 |
| Produits financiers | +20 |
| Charges financières | -180 |
| Résultat courant avant impôts | 890 |
| Résultat exceptionnel | -40 |
| Impôt sur les bénéfices (25%) | -213 |
| Résultat net | 637 |
15 affirmations, 10 secondes par question. Testez vos réflexes et votre compréhension intuitive du compte de résultat. Visez le combo parfait !
Téléchargez le rapport annuel 2024 de LVMH (lvmh.fr) ou de TotalEnergies (totalenergies.com). Identifiez dans le compte de résultat consolidé : le chiffre d'affaires, le résultat opérationnel, le résultat financier et le résultat net. Calculez les marges brute, opérationnelle et nette. Comparez avec les chiffres de l'année précédente : quelles lignes ont le plus varié ? Pourquoi ?
Le compte de résultat est au coeur de l'analyse financière, de l'évaluation d'entreprise et de la compréhension des marchés financiers. En L3 Économie internationale et Développement, vous utiliserez les SIG pour analyser la compétitivité des entreprises françaises et internationales, comprendre les effets de change sur les multinationales, et étudier l'impact des politiques fiscales sur la profitabilité. La maîtrise de ce document est un prérequis absolu pour les cours de finance, de stratégie et d'économie appliquée.
Le mécanisme génial derrière l'équation comptable - chaque opération a DEUX faces
"Sans la partie double, le commerce serait chaos. C'est l'invention la plus élégante de l'histoire de la finance."
- Luca Pacioli, Summa de arithmetica (1494), moine mathématicien et ami de Léonard de Vinci
Goethe appelait la partie double "une des plus belles inventions de l'esprit humain". Le principe est simple mais génial : chaque opération a DEUX faces. Vous achetez une machine ? L'actif augmente (débit) ET le cash diminue (crédit). L'équilibre est TOUJOURS maintenu. C'est comme la conservation de l'énergie en physique - rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. À Dauphine en L3, ce mécanisme sera votre outil quotidien : impossible de faire de la comptabilité, de l'audit ou de l'analyse financière sans le maîtriser.
Texte fondateur - Bernard Colasse
"La partie double n'est pas qu'une technique d'enregistrement. C'est un système de pensée qui oblige à considérer chaque fait économique sous deux angles complémentaires : la ressource et l'emploi, l'origine et la destination. C'est cette dualité qui garantit la cohérence des états financiers."
- Bernard Colasse, Introduction à la comptabilité, professeur émérite à Dauphine
La partie double est le moteur de toute la comptabilité. Inventée (ou plutôt formalisée) par le moine franciscain Luca Pacioli en 1494 à Venise, elle repose sur un principe d'une élégance remarquable : chaque opération économique a deux faces - une origine (d'où vient la ressource ?) et une destination (où va-t-elle ?).
Principe fondamental :
| Type de compte | DÉBIT (+) | CRÉDIT (+) | Classe PCG |
|---|---|---|---|
| Actif | Augmente ↑ | Diminue ↓ | 2, 3, 4, 5 |
| Passif | Diminue ↓ | Augmente ↑ | 1, 4 |
| Capitaux Propres | Diminue ↓ | Augmente ↑ | 1 |
| Charges | Augmente ↑ | Diminue ↓ | 6 |
| Produits | Diminue ↓ | Augmente ↑ | 7 |
Mnémonique : Les comptes d'Actif et de Charges ont un solde débiteur (à gauche). Les comptes de Passif, CP et Produits ont un solde créditeur (à droite).
Le circuit comptable complet :
Le processus se déroule en quatre étapes : la pièce justificative (facture, relevé) → le journal (enregistrement chronologique de chaque écriture avec débit et crédit) → le grand livre (regroupement par compte - on voit tous les mouvements et le solde de chaque compte) → la balance de vérification (total des débits = total des crédits = contrôle de cohérence).
Classe 1
Comptes de capitaux
Capital, réserves, emprunts, résultat
Classe 2
Immobilisations
Terrains, bâtiments, machines, brevets
Classe 3
Stocks et en-cours
Matières premières, produits finis
Classe 4
Comptes de tiers
Clients, fournisseurs, État, salariés
Classe 5
Comptes financiers
Banque, caisse, VMP
Classe 6
Comptes de charges
Achats, services, salaires, impôts
Classe 7
Comptes de produits
Ventes, prestations, produits financiers
Exemple 1 : L'entreprise emprunte 50 000€ à la banque.
Exemple 2 : Vente de marchandises pour 30 000€ au comptant (coût d'achat : 18 000€).
Exemple 3 : Paiement des salaires : 25 000€ brut + 12 000€ de charges patronales.
Texte fondateur - Jacques Richard
"Le système en partie double est bien plus qu'une convention d'enregistrement. Il constitue un modèle de représentation de l'entreprise fondé sur la notion de patrimoine et de résultat. C'est la colonne vertébrale de tout le droit comptable et de toute l'analyse financière."
- Jacques Richard, Comptabilité financière en IFRS
Visualisez le mécanisme de la partie double et le Plan Comptable Général.
Quatre exercices pour maîtriser la mécanique de la partie double. Plus vous pratiquez, plus les écritures deviennent automatiques.
Classez chaque compte dans la bonne catégorie : ceux qui augmentent au DÉBIT et ceux qui augmentent au CRÉDIT.
Déposez ici les comptes à solde débiteur
Déposez ici les comptes à solde créditeur
Choisissez une opération et observez comment elle s'enregistre en partie double. Suivez l'impact sur le bilan en temps réel.
Cliquez sur une opération pour voir l'écriture...
8 transactions à enregistrer correctement. Choisissez la bonne écriture pour chaque opération. Chronomètre de 4 minutes !
12 affirmations sur la partie double, 10 secondes chacune. Testez votre compréhension !
Prenez une semaine fictive d'une petite entreprise (boulangerie, startup) et enregistrez 10 transactions au journal : achat de matières premières, vente au comptant, vente à crédit, paiement d'un fournisseur, encaissement d'un client, paiement du loyer, paiement des salaires, emprunt bancaire, remboursement d'emprunt, dotation aux amortissements. Vérifiez que votre balance de vérification est équilibrée.
La partie double est le mécanisme qui sous-tend TOUTE la comptabilité. Sans la maîtriser, impossible de comprendre comment se construisent le bilan et le compte de résultat (Jours 2 et 3), ni de passer les écritures de clôture, d'ajustement ou de consolidation. En L3 Économie internationale et Développement, les TD de comptabilité commencent par des exercices d'écritures en partie double - les étudiants qui arrivent sans cette base perdent un temps précieux. Vous, vous serez déjà opérationnel.
Autopsie financière : suivez la piste de l'argent réel
"The value of a firm is ultimately determined by the cash flows it generates, not by its accounting earnings."
Aswath Damodaran, professeur de finance à NYU Stern, "Investment Valuation"
Diagnostic critique : Une entreprise peut être très profitable (bon résultat net) mais mourir de soif de cash (insolvabilité). Le Tableau des Flux de Trésorerie réconcilie le profit comptable et la réalité de la trésorerie. C'est l'équivalent d'une prise de sang pour un patient : les chiffres comptables sont les symptômes déclarés, le cash flow est le résultat du laboratoire.
1. Flux d'Exploitation (Operating)
L'argent généré par l'activité principale. C'est le coeur de l'entreprise. Si ce flux est négatif, l'entreprise ne survit que grâce à des perfusions externes.
2. Flux d'Investissement (Investing)
Achats et ventes d'actifs : machines, terrains, acquisitions, brevets. Typiquement négatif (on investit plus qu'on vend). Un flux positif peut indiquer un désinvestissement inquiétant.
3. Flux de Financement (Financing)
Emprunts, remboursements, émissions d'actions, dividendes. C'est comment on finance la croissance et récompense les actionnaires.
La méthode indirecte est la plus utilisée dans la pratique (norme IAS 7). Elle part du résultat net et le corrige pour obtenir le cash réel. C'est comme une autopsie qui révèle ce que le bilan cachait.
Résultat Net .......................... +500 000 EUR + Amortissements (non-cash) .......... +120 000 EUR + Provisions (non-cash) .............. + 30 000 EUR - Augmentation des créances .......... - 80 000 EUR [Clients n'ont pas paye] + Augmentation des dettes fourn. ..... + 45 000 EUR [On retarde nos paiements] - Augmentation des stocks ............ - 65 000 EUR [On a acheté du stock] ========================================== = CASH D'EXPLOITATION ................ +550 000 EUR - Achat d'équipements ................ -200 000 EUR - Acquisition filiale ................ -300 000 EUR ========================================== = CASH D'INVESTISSEMENT .............. -500 000 EUR + Nouvel emprunt ..................... +400 000 EUR - Remboursement ancien emprunt ....... -150 000 EUR - Dividendes verses .................. -100 000 EUR ========================================== = CASH DE FINANCEMENT ................ +150 000 EUR ========================================== VARIATION NETTE DE TRÉSORERIE ........ +200 000 EUR
Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) est la différence entre ce qu'on attend (créances clients, stocks) et ce qu'on doit (dettes fournisseurs). Si le BFR augmente, le cash diminue, même si le profit augmente. C'est le piège classique des entreprises en forte croissance : plus elles vendent, plus elles ont besoin de cash pour financer leurs clients et leurs stocks.
Le Free Cash Flow (FCF) est l'indicateur ultime. C'est l'argent qui reste APRÈS avoir finance l'exploitation ET les investissements nécessaires. C'est ce qu'une entreprise peut utiliser pour rembourser ses dettes, verser des dividendes ou racheter ses propres actions. A Dauphine en L3 EID, c'est l'indicateur central des cours de finance internationale et d'évaluation d'entreprise.
ENRON (2001)
Décès : 2 décembre 2001 | Cause : hémorragie de cash masquée
Symptômes : Profits records de 50 milliards via comptabilité "mark-to-market". Revenus fictifs comptabilises avant d'être encaisses.
Cause du décès : Le cash réel ne suivait pas les profits déclarés. Des entités hors bilan (SPE) cachaient des milliards de dettes. Quand la vérité a éclaté, perte de 638M$ en un trimestre.
Leçon d'autopsie : Toujours comparer résultat net et cash d'exploitation. Si l'écart est énorme et persistant, il y a un cadavre dans le placard.
WEWORK (2019-2023)
Décès : 6 novembre 2023 | Cause : hémorragie de cash chronique
Symptômes : Brûlait plus de 0,90$ pour chaque 1$ de revenu. Marges nettes à -89%. Valorise 47 milliards malgré des pertes abyssales.
Cause du décès : Modèle économique inverseur de cash : baux de 10+ ans signes, sous-locations au mois. Cash burn de 500M$ par trimestre. IPO annulée, valorisation effondrée de 47Md$ à 44M$.
Leçon d'autopsie : Un free cash flow massivement négatif pendant des années signale que le modèle économique lui-même est le problème.
LEHMAN BROTHERS (2008)
Décès : 15 septembre 2008 | Cause : asphyxie par manque de liquidité
Symptômes : 639 milliards d'actifs contre 613 milliards de dettes. En théorie, solvable. Mais les actifs étaient illiquides (impossible à vendre rapidement).
Cause du décès : Dépendance au financement court terme (repos). Quand la confiance a disparu, JPMorgan a coupé les 100 milliards de prêts quotidiens. En 5 jours, plus de cash. Faillite le 15 septembre.
Leçon d'autopsie : Solvabilité (actifs > dettes) ne signifie PAS liquidité (avoir du cash disponible). Le timing du cash est aussi important que son montant.
Waterfall : du résultat net au cash réel
Répartition des 3 flux de trésorerie
Dashboard : évolution sur 5 ans (TotalEnergies)
Radar de santé financière
Cliquez sur chaque étape pour analyser les signaux d'alerte dans le cash flow. A chaque étape, prédisez ce qui va se passer.
Sélectionnez une étape pour commencer l'analyse...
Vous êtes PDG d'une startup tech. Chaque trimestre, prenez des décisions stratégiques. Si votre cash tombe à zéro, c'est le game over. Objectif : survivre 4 trimestres avec un cash positif.
Trimestre
1/4
Cash
500K
Revenu/trim.
200K
Employés
10
Les lignes du tableau de flux de trésorerie sont mélangées. Placez chaque élément dans la bonne catégorie en cliquant dessus.
Exploitation
Investissement
Financement
Comparez deux entreprises et identifiez laquelle a la meilleure santé financière en vous basant sur le cash flow.
Cliquez sur une opération puis sur la catégorie correspondante.
Exploitation
Investissement
Financement
Ajustez les curseurs pour voir en temps réel comment chaque élément affecte le cash réel de l'entreprise.
Vous êtes analyste financier. On vous présenté le cash flow d'une entreprise. 8 questions en 4 minutes. Faites votre diagnostic.
15 affirmations sur le cash flow. Répondez le plus vite possible. Enchaînement de bonnes réponses = combo bonus.
Téléchargez le rapport annuel de LVMH ou TotalEnergies. Retrouvez le Tableau des Flux de Trésorerie (appelé "Tableau de financement" ou "Cash Flow Statement"). Identifiez les 3 catégories. Calculez le Free Cash Flow. Comparez résultat net et cash d'exploitation : l'écart vous surprendra.
Norme IAS 7 "Tableau des Flux de Trésorerie" - norme IFRS obligatoire pour toutes les entreprises cotées. A Dauphine, vous l'étudierez en détail dans le cours de comptabilité internationale.
Passeport mondial : parlez le langage universel de la comptabilité
"Les normes IFRS privilégient la substance économique sur la forme juridique. C'est un changement de paradigme fondamental par rapport à la tradition comptable continentale."
Robert Obert, auteur de "Pratique des normes IFRS", référence en Master comptabilité
Pourquoi les normes existent : Sans normes communes, chaque entreprise créerait ses propres règles. Impossible de comparer, d'investir, de faire confiance. Les normes créent un langage commun pour que les marches financiers fonctionnent.
1. Image fidèle
True & Fair View. La comptabilité doit donner une image vraie de la réalité économique. Pas de maquillage.
2. Continuité d'exploitation
Going Concern. On suppose que l'entreprise continuera à fonctionner. Sinon, on évalue tout à la valeur de liquidation.
3. Comptabilité d'engagement
Accrual Basis. On enregistre quand le droit naît, pas quand le cash arrive. Rappel du Jour 3.
4. Substance over Form
Regarder ce qui se passe VRAIMENT, pas juste la forme juridique. Un leasing = un achat déguisé en IFRS.
Trois grands référentiels coexistent dans le monde :
IAS 1
Présentation des états financiers. Définit le contenu obligatoire du bilan, compte de résultat, annexes.
IAS 7
Tableau des flux de trésorerie. Vu au Jour 5 ! Les 3 catégories de flux.
IAS 16
Immobilisations corporelles. Évaluation, amortissement, réévaluation à la juste valeur.
IAS 36
Dépréciation d'actifs. Test de perte de valeur (impairment test). Crucial pour le goodwill.
IFRS 13
Juste valeur (Fair Value). Comment mesurer la valeur de marche. 3 niveaux hiérarchiques.
IFRS 15
Reconnaissance du revenu. Quand comptabiliser un produit ? 5 étapes précises.
IFRS 16
Contrats de location (leasing). Tout est capitalisé au bilan. Fin de la distinction location/achat.
IFRS 9
Instruments financiers. Classification et évaluation des actifs financiers. Pertes attendues.
La juste valeur est le prix qui serait reçu pour vendre un actif ou paye pour transférer un passif lors d'une transaction normale entre participants de marche. C'est LE concept qui distingue les IFRS du PCG français (qui utilise le coût historique). IFRS 13 définit 3 niveaux :
Niveau 1
Prix cotes sur marches actifs. Ex : cours de bourse d'une action LVMH. Le plus fiable.
Niveau 2
Données observables autres que des prix cotes. Ex : taux d'intérêt, courbes de rendement.
Niveau 3
Données non observables, modèles internes. Ex : valorisation d'un brevet unique. Le moins fiable.
Adoption des IFRS dans le monde
Impact IFRS 16 sur le bilan (leasing)
Fair Value : répartition par niveau (CAC 40)
Radar : profil normatif par pays
Cliquez sur chaque étape pour découvrir comment les IFRS ont conquis le monde.
Sélectionnez une étape...
On vous montre un traitement comptable. Dites s il s agit du traitement PCG ou IFRS, puis expliquez la différence.
Cliquez sur une norme puis sur le sujet correspondant.
On vous présenté la même opération traitée différemment. Identifiez quel référentiel est utilise.
Cliquez sur une norme puis sur la catégorie correspondante.
Présentation
Évaluation
Instruments / Spécifique
Ajustez la valeur de marche des actifs pour voir comment le bilan change en IFRS vs PCG.
Une entreprise française passe aux IFRS. 8 questions en 4 minutes sur les ajustements nécessaires.
15 affirmations. Combo bonus pour les enchaînements corrects.
Téléchargez le rapport annuel de LVMH (disponible sur leur site). Cherchez la note "Principes comptables" ou "Basis of préparation". Identifiez quelles normes IFRS sont mentionnées. Comparez avec les comptes sociaux (en PCG) de la même entité.
Robert Obert, "Pratique des normes IFRS" (Dunod) - Référence en Master à Dauphine. Le cadre conceptuel IFRS (2018) est disponible gratuitement sur le site de l'IASB (ifrs.org).
Récapitulatif, ancrage et examen final - Le premier pilier est posé
Voici comment cette première semaine s'inscrit dans les exigences du programme L3 Économie Internationale et Développement :
| Matière Dauphine L3 EID | Ce que Dauphine attend | Ce que vous avez appris (S1) | Statut |
|---|---|---|---|
| Comptabilité générale | Maîtriser les 3 états financiers, la partie double, le PCG | Bilan (J2), Compte de résultat (J3), Partie double (J4), TFT (J5) | Acquis |
| Comptabilité internationale | Comprendre les IFRS, comparer PCG/IFRS/US GAAP | Cadre IFRS, normes clés IAS/IFRS, Fair Value, convergence (J6) | Acquis |
| Analyse financière | Analyser la performance, la liquidité, la solvabilité | Ratios clés, Free Cash Flow, BFR, EBITDA, méthode indirecte (J3, J5) | Bases posées |
| Finance d'entreprise | Évaluer une entreprise, comprendre ses flux de cash | Cash is King, Profit ≠ Cash, cas Enron/WeWork/Lehman (J5) | Bases posées |
| Culture économique | Connaître les institutions, les scandales, le contexte réglementaire | IASB, SOX, Enron, Lehman, convergence IFRS/GAAP, ANC (J1, J5, J6) | Acquis |
Bilan : 3 matières avec les fondamentaux acquis, 2 matières avec les bases solides posées. En 6 jours, vous avez couvert ce que la plupart des étudiants découvrent en septembre. La Semaine 2 approfondira l'analyse financière et la finance d'entreprise.
J1 - Les fondamentaux
La comptabilité est le langage universel des affaires.
Formule clé : Actif = Passif + Capitaux Propres
J2 - Le Bilan
La photo du patrimoine à un instant T.
Formule clé : FR = Actif courant - Passif courant
J3 - Le Compte de résultat
Le film de la performance sur une période.
Formule clé : Résultat = Produits - Charges
J4 - La Partie Double
Chaque opération a deux faces. L'équilibre est toujours garanti.
Formule clé : Total Débits = Total Crédits
J5 - Le Cash Flow
Le cash réel, pas les promesses comptables. Cash is King.
Formule clé : FCF = Cash exploitation - CapEx
J6 - Les normes IFRS
Le passeport mondial de la comptabilité. 140+ pays.
Principe clé : Substance over Form
Retrouvez ici l'essentiel de chaque journée : les concepts fondamentaux, les auteurs de référence et les phrases à retenir pour Dauphine.
Jour 1 - Les fondamentaux de la comptabilité
Grandes notions
La comptabilité comme langage des affaires. Comptabilité générale (conformité) vs comptabilité de gestion (pilotage). Les trois états financiers : Bilan, Compte de résultat, Tableau des flux. L'équation fondamentale. Les utilisateurs de la comptabilité (actionnaires, banques, État). PCG vs IFRS.
Auteurs et références
Warren Buffett - investisseur légendaire, sur l'importance du langage comptable. Luca Pacioli (1494) - moine franciscain, père de la partie double dans Summa de arithmetica.
Phrase clé à retenir
"La comptabilité est le langage des affaires. Si vous ne comprenez pas ce langage, vous ne comprenez rien au monde des entreprises." - Warren Buffett
Formule : Actif = Passif + Capitaux Propres
Jour 2 - Le Bilan comptable
Grandes notions
Le Bilan comme photographie du patrimoine à un instant T. Actif (emplois) vs Passif (ressources). Actifs courants et non-courants. Capitaux propres = capital + réserves + résultat. Le Fonds de Roulement. Lecture et interprétation d'un bilan réel.
Auteurs et références
Pierre Vernimmen - auteur de Finance d'entreprise (Dalloz), LA bible de la finance à Dauphine. Luca Pacioli - formalisation du système de la partie double (1494).
Phrase clé à retenir
"Le bilan est la photographie de l'entreprise à un instant T. Apprenez à le lire et vous saurez tout sur la santé d'une société." - Pierre Vernimmen
Formule : Fonds de Roulement = Actif courant - Passif courant
Jour 3 - Le Compte de résultat (P&L)
Grandes notions
Le Compte de résultat comme film de la performance. Produits - Charges = Résultat. Les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) : marge commerciale, valeur ajoutée, EBE, résultat d'exploitation. EBITDA. Distinction entre résultat comptable et réalité économique.
Auteurs et références
Bernard Colasse - professeur émérite à Dauphine, Introduction à la comptabilité (Economica). Proverbe de Wall Street sur la hiérarchie revenu/profit/cash.
Phrase clé à retenir
"Revenue is vanity, profit is sanity, cash is reality." - Proverbe de Wall Street
Formule : Résultat net = Produits - Charges | EBITDA = Résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement
Jour 4 - La Partie Double
Grandes notions
Le principe de la partie double : chaque opération a deux faces. Débit (emploi) et Crédit (ressource). Le Journal, le Grand Livre et la Balance de vérification. Convention débit/crédit par type de compte. L'équilibre permanent garanti par le système.
Auteurs et références
Luca Pacioli (1494) - Summa de arithmetica, ami de Léonard de Vinci. Goethe - qualifiait la partie double de "plus belle invention de l'esprit humain". Bernard Colasse - sur la dualité ressource/emploi.
Phrase clé à retenir
"Sans la partie double, le commerce serait chaos. C'est l'invention la plus élégante de l'histoire de la finance." - Luca Pacioli
Règle : Total Débits = Total Crédits (toujours)
Jour 5 - Le Tableau des Flux de Trésorerie
Grandes notions
Cash is King : le profit n'est pas le cash. Les 3 flux : exploitation, investissement, financement. Méthode directe vs méthode indirecte. Le Free Cash Flow (FCF). Le BFR et son impact sur la trésorerie. Les cas Enron, WeWork, Lehman Brothers.
Auteurs et références
Alfred Rappaport - Creating Shareholder Value, inventeur du concept "Cash is King". Aswath Damodaran - professeur à NYU Stern, Investment Valuation, sur la primauté des cash flows.
Phrase clé à retenir
"Cash is king. Earnings are an opinion, cash is a fact." - Alfred Rappaport
Formule : Free Cash Flow = Cash d'exploitation - Investissements (CapEx)
Jour 6 - Les Normes IFRS et Standards Comptables
Grandes notions
Les IFRS comme lingua franca de la finance. Substance over Form. Fair Value vs coût historique. PCG vs IFRS vs US GAAP : convergences et divergences. L'IASB et la gouvernance des normes. Normes clé : IAS 1, IAS 16, IAS 38, IFRS 9, IFRS 15, IFRS 16. La loi Sarbanes-Oxley (post-Enron).
Auteurs et références
Hans Hoogervorst - Président de l'IASB, sur l'universalité des IFRS. Robert Obert - Pratique des normes IFRS (Dunod), référence en Master comptabilité. ANC - Autorité des Normes Comptables (France).
Phrase clé à retenir
"Les normes IFRS ont pour ambition de créer un langage comptable universel. Un bilan à Tokyo doit se lire comme un bilan à Paris." - Hans Hoogervorst
Principe : Substance over Form - la réalité économique prime sur la forme juridique
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Épreuve de validation - Pilier Comptabilité
30 questions couvrant les 6 jours. Temps limité : 15 minutes. Votre note détermine si le pilier est validé. Objectif : 14/20 minimum.
Questions
30
Temps
15:00
Objectif
14/20
Vernimmen, "Finance d'entreprise" (Dalloz) - LA bible en finance, utilisée à Dauphine. Colasse, "Introduction à la comptabilité" (Economica) - idéal après cette semaine. Robert Obert, "Pratique des normes IFRS" (Dunod) - référence en Master à Dauphine.
La Semaine 2 approfondit l'analyse financière : ratios de performance, de liquidité, de solvabilité, analyse du BFR, évaluation d'entreprise par les flux. Vous avez posé les fondations, on construit maintenant les murs.
Revenez sur ces flashcards dans 7 jours (J+7), puis dans 30 jours (J+30). La mémoire à long terme se construit par la répétition espacée. Les étudiants qui révisent à J+7 et J+30 retiennent 90% du contenu contre 20% sans révision.